La ministre de l'Economie Christine Lagarde a demande à l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP) un audit évaluant le respect des engagements pris en 2008 par les banques visant à faciliter la mobilité d'un établissement à l'autre.

En mai 2008, les banques françaises s'étaient engagées à mettre en place d'ici fin 2009 une série de mesures permettant à un client de changer de banque plus facilement. Elles prévoyaient la création d'un service d'aide à la mobilité, la nouvelle banque prenant notamment à sa charge le transfert des virements et des prélèvements, dans des délais réduits.

Début novembre, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) s'est réuni pour dresser un premier bilan de l'application de ses engagements. Il a constaté que le service d'aide à la mobilité a bien été créé dans toutes les banques mais que « son application n'est pas encore généralisée », selon un avis publié sur le site du CCSF.

Accès trop complexe

« Cela tient notamment au fait que (ce service) est encore insuffisamment connu d'une partie tant des nouveaux clients des banques que des personnels en contact avec le public », relève le Comité. Il note également « que le chemin d'accès à l'information en la matière sur les sites Internet est souvent trop complexe ». Le CCSF a donc invité les banques à faire des efforts sur ces deux points.

Jusqu'à 80 € de prime à l'ouverture grâce à notre comparatif de banques en ligne

Christine Lagarde « a pris acte » de cet avis et demandé à l'ACP, régulateur des banques, de réaliser un audit du respect des engagements en matière de mobilité. Un rapport lui sera remis en juillet 2011, qui précisera « notamment, engagement par engagement, la proportion des établissements qui les respectent ».  Elle a également demandé au CCSF de dresser d'ici septembre 2011 un nouveau bilan du service d'aide à la mobilité bancaire.