Le chef de l'Etat a déclaré mardi soir à la télévision qu'il conserverait le gouvernement qui vient de nommer "sauf imprévu" jusqu'à la prochaine élection présidentielle, au printemps 2012, et annoncé des réformes fiscale et de la prise en charge de la vieillesse.

Au cours de cette intervention, destinée à fixer le cap des 18 prochains mois, le président français a justifié son choix de maintenir dans ses fonctions le Premier ministre François Fillon. « J'ai considéré que François Fillon était le Premier ministre qu'il fallait à la France », a-t-il déclaré lors de cet entretien accordé simultanément à trois chaînes de télévision. « Une certaine stabilité est de nature à apaiser un pays qui en a besoin », a-t-il ajouté.

Le remaniement du gouvernement français, annoncé depuis plus de 5 mois, s'est traduit dimanche par le maintien de la plupart des ténors de la droite, mais aussi par l'éviction des principaux ministres du centre, traditionnelle force d'appoint de la droite en France. « Je reste convaincu qu'il faut s'ouvrir, ce n'est pas un gouvernement partisan, c'est un gouvernement resserré », a affirmé le chef de l'Etat français.

Nouvel impôt sur le patrimoine

Nicolas Sarkozy a annoncé les deux grandes réformes qu'il compte mener d'ici là, celle de la fiscalité et celle de la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, qui doivent compléter la refonte des systèmes de retraites, qu'il vient de faire adopter dans la douleur. Le président veut « arriver d'ici au printemps 2011 à harmoniser la fiscalité française et la fiscalité allemande ». « Je ne peux pas accepter les déficits de compétitivité avec notre principal partenaire, l'Allemagne », a-t-il ajouté.

Pour cela, Nicolas Sarkozy a prôné la création d'un « nouvel impôt sur le patrimoine » et il est prêt à sacrifier l'une de ses mesures emblématiques, le bouclier fiscal, qui limite à 50% des revenus la taxation des contribuables les plus fortunés. La disparition de ce bouclier fiscal s'accompagnerait de la suppression de l'actuel impôt français sur les grandes fortunes, l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

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Concernant la dépendance des personnes âgées, il a annoncé une grande consultation, puis des « décisions à l'été 2011 ».