Selon l'indice notaires-Insee publié mardi, les prix des appartements anciens ont augmenté de 6,3% en France au deuxième trimestre 2010 sur un an, dopés par le bond du marché parisien (+9,8%).

« Le redressement du marché immobilier ancien est réel », souligne la note de conjoncture des Notaires de France, qui publie cet indice en partenariat avec l'Institut national de la statistique (Insee). Les évolutions des prix au deuxième trimestre sont toutefois très disparates selon les régions. Ils ont progressé de 4,3% en province, mais ont grimpé de 8,6% en Ile-de-France et de 9,8% à Paris.

Certains départements profitent largement de cette embellie comme les Vosges (+14,5% sur un an), le Gard (+11,7%) et la Charente-Maritime (+10,4%). En revanche, le marché des appartements anciens est toujours à la baisse dans l'Ain (-10,1%), le Pas-de-Calais (-6,2%), le Doubs et le Morbihan (-5,3%).

Mulhouse (Haut-Rhin) est la ville où la baisse des prix est la plus forte (-12,4%). Inversement, le marché flambe de 19,9% à Avignon et de 22% dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Plus difficile dans les départements ruraux

Pour les maisons, le marché est toujours à la baisse en Lozère, dans les Landes, les Deux-Sèvres, la Meuse, l'Allier et le Cher, qui connaissent des évolutions négatives de prix comprises entre -4% à -13%. A contrario, les départements de la Gironde, la Drôme, la Loire Atlantique, la Marne et la Seine Maritime connaissent des augmentations de prix de plus de 10%.

« La reprise ne semble pas profiter à tous, les départements ruraux ayant beaucoup de difficultés à retrouver le marché d'avant crise », indiquent les Notaires de France.

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Les maisons anciennes sont particulièrement bon marché à Limoges (135.000 euros en moyenne), à Amiens (140.000 euros) ou à Poitiers (155.000 euros). Elles s'échangent en revanche à 280.371 euros en Ile-de-France, 290.750 euros à Marseille et Aix-en-Provence, 308.750 euros à Grenoble et même 315.000 euros à Toulon.

Un effet « centre historique »  ?

Côté perspectives, le nombre de transactions pour les logements anciens pourrait se situer entre 720.000 et 750.000 sur l'ensemble de l'année 2010, estiment les Notaires, soit toujours en-deçà des chiffres d'avant crise (entre 800.000 et 840.000 ventes dans les années 2000-2007).

« Les prix des métropoles de province les plus dynamiques continueront à progresser en particulier pour les maisons sans toutefois atteindre les niveaux de 2007 », écrivent-ils. « Un effet centre historique où les prix progressent d'une manière significative semble apparaître tant à Paris qu'en Province », remarquent aussi les notaires, tout en estimant que cette donnée devait être confirmée.