La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet a accusé jeudi les opérateurs d'utiliser la hausse de la TVA sur les box internet, annoncée par le gouvernement, comme un "prétexte" pour augmenter les tarifs de l'internet.

« En fait, les opérateurs envisagent depuis des mois la possibilité d'augmenter les forfaits (...) il ne faut pas prendre ce problème de TVA qui est connu depuis des mois comme prétexte et comme prétexte unique », a indiqué Nathalie Kosciusko-Morizet à l'AFP.

La secrétaire d'Etat s'est aussi fait l'écho d'informations de presse qui donnent aux opérateurs l'intention d'augmenter de 8 euros les abonnements sous couvert d'offrir « de nouveaux services à valeur ajoutée ».

« Je comprends bien que (la hausse de la TVA) soit un problème pour les opérateurs, ce n'est pas agréable pour eux », a-t-elle expliqué. « Mais de là à le prendre comme prétexte unique et à lui faire porter le chapeau de toute augmentation du forfait, y compris une augmentation importante comme certains opérateurs ont l'air d'en caresser l'idée, c'est mensonger », a-t-elle ajouté. « C'est leur liberté économique, mais on voit bien qu'on est là dans des proportions qui n'ont rien à voir avec la TVA ».

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Deux ou huit euros ?

Le ministre du Budget François Baroin a annoncé jeudi dans Les Echos que « les demandes de Bruxelles nous conduisent à relever ce taux à 19,6% pour les offres triple play ». Si elle était entièrement répercutée sur la facture, cette hausse entraînerait une majoration « de l'ordre de deux euros » par mois du prix de l'abonnement, selon la Fédération française des télécoms (FFT). Mais les associations de défense des consommateurs craignent une déstabilisation du marché très concurrentiel de l'internet en France, qui a permis de maintenir le prix mensuel de la box en-dessous de 30 euros mensuel depuis 2002.