Dans son édition de mercredi, le quotidien Libération affirme que Florence Woerth, l'épouse du ministre du Travail Eric Woerth, a postulé en 2009 auprès des filiales françaises de deux banques suisses, au moment où son mari luttait contre l'évasion fiscale.

Selon le journal, qui cite une « très bonne source », Florence Woerth, qui souhaitait mettre fin en 2009 à ses fonctions de gestionnaire de la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt, « a proposé ses services » aux filiales françaises de deux établissements bancaires helvétiques, dont le Crédit Suisse. Interrogée par l'AFP, la banque n'a pas souhaité mercredi faire de commentaires. Le nom de l'autre établissement financier n'est pas précisé par le journal.

De son côté, l'avocat de Florence Woerth, Me Antoine Beauquier, a réitéré auprès de l'AFP son démenti, déjà formulé dans Libération. « C'est un nouveau mensonge », a-t-il dit, parlant « d'acharnement » contre sa cliente.

Au moment où Florence Woerth a postulé, selon Libération, Eric Woerth, alors ministre du Budget, avait érigé comme priorité la lutte contre l'évasion fiscale, rappelle le journal. Il souhaitait notamment pouvoir ratifier une convention fiscale avec la Suisse, lui permettant de demander des renseignements fiscaux à son voisin, note le quotidien.

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Florence Woerth est actuellement au coeur d'une affaire de conflit d'intérêts présumé entre ses ex-fonctions de gérante de la fortune de la Liliane Bettencourt et celles de son mari, quand il était titulaire du portefeuille du Budget.