La Cnil a indiqué mercredi avoir reçu une vingtaine de plaintes de particuliers contre des questionnaires personnels envoyés par des banques et jugés trop indiscrets, confirmant une information du journal Le Monde.

"Ces plaintes, reçues il y a deux semaines environ, sont en cours d'instruction", a affirmé à l'AFP une porte-parole de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés).

L'Afub, l'association d'usagers des banques qui avait révélé l'existence de ces questionnaires le mois dernier, doit quant à elle déposer sa plainte jeudi, selon une porte-parole.

Selon des documents collectés par l'Afub et envoyés à des clients, parfois très anciens, de la Caisse d'Epargne, du Crédit Agricole, ou d'ING Direct, les établissements demandent notamment des justificatifs de revenus, de pension, s'intéressent à la composition de la famille.

Or ces éléments sont totalement étrangers à la gestion de leurs comptes, selon l'Afub, qui affirme que ces centaines de milliers de clients sont concernés et qui appelle au boycottage de ces banques.

Les banques invoquent pour leur défense qu'elles sont obligées d'envoyer de tels questionnaires, à la suite d'un décret de septembre 2009 pris dans le cadre de lutte contre le blanchiment d'argent et les activités terroristes.

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Elles font également valoir que la Commission bancaire, leur organe de contrôle, supervise le recueil d'informations effectué par chaque établissement et dispose d'un pouvoir de sanction en cas de non respect de leurs obligations.