La Banque centrale européenne (BCE) a absorbé mardi quelque 294 milliards d'euros de liquidités, continuant à drainer les excès de "cash" accumulés sur le circuit monétaire ces derniers mois.

Au total, 193 banques ont apporté à la BCE des liquidités en trop dans le cadre d'une opération rapide dite de "réglage fin" réalisée au taux moyen pondéré de 0,76%, selon un communiqué.

Il s'agissait de corriger "un large déséquilibre de liquidités" sur le marché en ce dernier jour de constitution par les banques de leurs réserves minimum obligatoires, a expliqué la BCE, qui procède désormais régulièrement à ce type d'opération. A la mi-janvier, elle avait épongé près de 259 milliards d'euros.

Après la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers en septembre 2008, l'institution de Francfort (ouest de l'Allemagne) a choisi d'abreuver les banques de refinancements bon marché afin de soutenir le crédit, et au bout du compte l'économie.

L'abondance de liquidités a fait baisser les taux interbancaires largement en dessous du taux de référence (1%) et les marchés se sont nettement détendus. La BCE cherche à présent à revenir à la normale en retirant ses mesures exceptionnelles de soutien à l'économie, mais très progressivement.

Cela n'a pas empêché la BCE de prêter parallèlement de l'argent aux banques via sa principale opération de refinancement, comme toutes les semaines. Mardi, elle a alloué quelque 78 milliards d'euros à 71 établissements, à un taux historiquement bas de 1%.

Découvrez les meilleures cartes bancaires gratuites grâce à notre comparatif

Certaines banques, en Grèce mais aussi en Irlande, Espagne ou Portugal, sont considérées encore comme très dépendantes de ces opérations.

Le président de la BCE Jean-Claude Trichet a d'ailleurs annoncé récemment que les établissements pourraient continuer à profiter de crédits hebdomadaires d'un montant illimité et au taux de 1% au moins jusqu'en octobre.