La croissance a ainsi ralenti au quatrième trimestre, après un troisième trimestre plus vigoureux à 0,5%. Sur l'année, la croissance française à 0,9% fait suite à une progression du PIB de 1,1% en 2024 et de 1,6% en 2023.
Ce 0,9% était un chiffre attendu par la plupart des économistes récemment, meilleur que la prévision initiale du gouvernement (0,7%). Certains économistes étaient néanmoins plus optimistes sur le PIB trimestriel, le voyant à +0,3% voire +0,4%.
Au dernier trimestre, la demande intérieure (hors effet des stocks) a légèrement ralenti, explique l'Insee : l'investissement freine (+0,2% après +0,7% au troisième trimestre), mais la consommation des ménages « accélère modérément » (+0,3% après +0,1%). Au total, ce secteur contribue positivement à la croissance du PIB ce trimestre : +0,3 point après +0,4 point au troisième trimestre 2025.
La contribution du commerce extérieur à la croissance est de nouveau positive au quatrième trimestre (+0,9 point après +0,5 point): les exportations ralentissent fortement (+0,9% après +3,2%), mais parallèlement les importations se replient nettement (-1,7% après +1,5%).
Les variations des stocks contribuent en revanche très négativement à l'évolution du PIB, lui ôtant un point après déjà -0,4 point au troisième trimestre. Une contribution négative des variations de stocks peut signaler une demande plus forte que prévu, qui pousse les entreprises à piocher dans leurs stocks, ou, au contraire, une anticipation prudente des industriels qui préfèrent limiter la production, faute de visibilité.
Sur l'année 2025, la demande intérieure (hors stocks) a modérément accéléré, contribuant à la croissance pour +0,7 point après +0,6 point en 2024, grâce à la consommation des ménages et des administrations publiques (contribution de +0,6 point après +0,8 point), et à une quasi-stabilité de l'investissement (après -0,3 point de contribution en 2024). Mais, après deux années de contribution positive, le commerce extérieur contribue négativement à l'évolution du PIB en 2025 (-0,5 point après +1,3 point). Les stocks contribuent pour 0,7 point, après -0,8 point en 2024.






















