« Il y aura plusieurs scénarios mais les prévisions de croissance 2026 seront, compte tenu de cette mauvaise surprise du premier trimestre, révisées en baisse par rapport à celle que nous avions publiée en mars », qui était de 0,9%, a déclaré sur Radio Classique M. Villeroy de Galhau.
Ces prévisions « resteront positives dans la plupart des scénarios », a souligné le gouverneur, refusant de parler « aujourd'hui » de récession, soit deux trimestres consécutifs de recul du PIB. Il a néanmoins relevé qu'il restait « beaucoup d'incertitudes sur la durée du conflit au Moyen-Orient, sur ce qui va se passer sur le prix du pétrole ».
Pas de nouvelle révision pour le moment
« Quand on regarde dans le détail, c'est un ralentissement non seulement des exportations, qui est spectaculaire, mais aussi de ce qu'on appelle la demande intérieure », c'est-à-dire « la consommation des ménages, l'investissement des ménages et l'investissement des entreprises », a développé M. Villeroy de Galhau, qui quittera ses fonctions d'ici la fin du mois.
En mai, le Fonds monétaire international (FMI) avait baissé sa prévision de croissance de la France en 2026, de 0,9% à 0,7%. Le gouvernement français a abaissé légèrement mi-avril sa prévision de croissance à 0,9% en 2026, contre 1% auparavant. Une révision de cette prévision n'est pas prévue à ce stade, déclarait Bercy la semaine dernière, avant la publication de l'Insee.













