Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme portant sur le CAC 40 à Paris perdait 1,60%. Celui de Francfort cédait 2,02%, ceux de Londres et Milan 1,48% et 1,39%.
Vendredi, ces indices avaient déjà tous terminé nettement dans le rouge. Il perdent entre 9 et 11% depuis le début du mois.
Les investisseurs « se réveillent avec la perspective d'une nouvelle semaine difficile, après un week-end n'ayant pas permis d'apaiser les tensions au Moyen-Orient », explique Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.
Sans réouverture totale et inconditionnelle du détroit au plus tard lundi soir, les Etats-Unis « frapperont et anéantiront » les centrales électriques iraniennes, a en effet prévenu le président américain Donald Trump samedi soir.
Le gouvernement iranien a de son côté assuré lundi qu'il fermerait entièrement le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour l'approvisionnement mondial de pétrole, si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace.
Téhéran a aussi menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réaction à l'ultimatum lancé par Donald Trump, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d'Israël.
Résultat, « les investisseurs intègrent désormais un scénario de blocage prolongé des flux énergétiques, avec un risque croissant de perturbations durables sur le pétrole », relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion Private Bank.
Les prix du pétrole poursuivent donc leur hausse lundi. Ils flambent depuis le début du conflit, ce qui fait craindre un regain d'inflation et un ralentissement économique dans l'économie mondiale.
Vers 8H10 GMT, le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, était en hausse de 2,32% à 100,51 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,12% à 113,45 dollars.









