Avec le projet de loi « d'accélération des énergies renouvelables », les Français habitant près d'une centrale solaire ou d'un parc éolien pourraient bénéficier de tarifs d'électricité réduits. L'objectif est de rendre l'implantation de nouveaux sites de production plus attractive et facile à accepter pour les riverains, afin de booster le développement de l'énergie renouvelable en France.

Il sera peut-être bientôt possible d'être dédommagé quand on habite près d'un parc d'éoliennes ou d'une centrale solaire. Le projet de loi « d'accélération des énergies renouvelables », actuellement étudié par les acteurs du secteur en vue d'une présentation en Conseil des ministres mi-septembre, envisage une mesure en ce sens pour rendre le renouvelable plus attractif, rapporte Le Parisien.

Dans de nombreuses régions comme le Larzac, à Saint-Brieuc ou encore dans le Maine-et-Loire, les locaux sont en effet nombreux à s'opposer à de nouveaux sites de production. Ces derniers sont jugés bruyants, destructeurs de la biodiversité, des ressources naturelles et des paysages, potentiellement dangereux pour la santé, et source de baisse des valeurs immobilières et du tourisme.

Des factures d'électricité réduites

Pour résoudre partiellement ce manque d'attrait, le futur projet de loi prévoit ainsi de mieux partager avec les riverains les gains économiques générés par ces sites. « Ces énergies renouvelables génèrent un certain nombre de revenus », explique le cabinet de la Première ministre. « Ces derniers pourraient être redistribués aux personnes qui sont directement concernées par une présence visuelle de ces moyens de production. »

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Selon Le Figaro, cela se traduirait par un tarif réduit de l'électricité pour les riverains. Le projet de loi prévoit également de réduire et faciliter les démarches administratives nécessaires à la mise en place d'un site d'énergies renouvelables, et d'installer des panneaux solaires sur les terrains que possède l'État, comme les autoroutes et certaines routes.

L'objectif est en tout cas clair : permettre à la France d'atteindre ses engagements européens et de faire passer l'énergie renouvelable de 20 % de consommation finale brute à 30 % d'ici à 2030. Le projet de loi sera débattu au Parlement en octobre 2022.