La situation financière des entreprises comme des ménages français, chamboulée par la crise du Covid-19, était en « voie de normalisation » à fin janvier 2022, a indiqué la Banque de France dans sa note trimestrielle publiée jeudi.

« Ce qui ressort de 2021 et surtout de la fin de l'année, c'est un début de normalisation des flux financiers après la période exceptionnelle de l'année 2020 et de début 2021 », au plus fort de la crise sanitaire, a résumé Olivier Garnier, directeur général de la banque centrale, lors d'un point presse.

Concernant les entreprises, sur l'ensemble de 2021, l'encours de dette nette a atteint 1 027 milliards d'euros à fin décembre, contre 995 milliards fin 2020 et 990 milliards fin 2019, indique la Banque de France.

Sur une période plus précise couvrant le quatrième trimestre 2021 et janvier 2022, « l'augmentation de l'encours de dette nette » des entreprises « tend à revenir sur un rythme plus proche de sa tendance pré-Covid - de l'ordre de 4% par an en moyenne lors des deux précédentes décennies », relève la note.

Moindre « sur-épargne » en 2021 qu'en 2020

S'agissant des ménages, la crise du Covid avait engendré « une très grande augmentation du flux de placements et de l'épargne financière, conduisant à un surplus d'épargne », a rappelé Olivier Garnier. Sur l'ensemble de l'année 2021, « l'épargne financière s'établit à 134 milliards d'euros, nettement inférieure à 2020 (184 milliards) mais presque le double de 2019 (67 milliards) ».

Fin 2021, elle est revenue « à un niveau trimestriel qui est encore un peu au-dessus de la période 2017-2018 mais qui s'en rapproche, il y a là aussi début de normalisation », souligne Olivier Garnier.

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La banque centrale note également qu'en janvier, « les placements sous forme de dépôts bancaires sont à nouveau dynamiques, après un ralentissement observé au quatrième trimestre 2021. Ce dynamisme a pu être alimenté par l'annonce de la hausse des taux d'intérêt du livret A et du livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui a pu motiver certains ménages à se tourner vers ces placements ».