Plex n'est plus. Au grand dam des quelque 400 000 personnes déjà inscrites sur liste d'attente, Google vient d'annoncer qu'il abandonne son projet de compte bancaire. Explications.

Le couperet est tombé. Après deux ans de travail, Google vient d'annoncer que son application meta-bancaire, baptisée Plex, ne verrait finalement pas le jour.

Le géant de la tech ne cherchait pas à devenir une banque. Il souhaitait servir d'interface avec des établissements existants, et permettre l'ouverture de comptes de dépôt ou d'épargne auprès de 11 banques partenaires directement depuis Google Pay, son application de paiement.

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« Nous mettons à jour notre approche pour nous concentrer sur la fourniture de solutions numériques aux banques et autres fournisseurs de services financiers plutôt que de proposer ces services nous-mêmes », a justifié le géant de la tech.

Le projet semblait pourtant bien engagé. En novembre 2020, la firme de Moutain View avait ainsi annoncé un premier partenariat avec la banque américaine Citigroup. Par ailleurs, plus de 400 000 personnes s'étaient déjà inscrites sur liste d'attente, d'après le Wall Street Journal.

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La méfiance des régulateurs

L'abandon du projet est toutefois symptomatique des difficultés que rencontrent les GAFA sur le secteur bancaire. Depuis quelques années, les géants de la tech multiplient en effet les incursions dans les services financiers.

Mais face à la méfiance des régulateurs, les initiatives des GAFA ne sont pas toujours couronnées de succès. Annoncé en grande pompe début 2020, Libra, le projet de monnaie numérique de Facebook, avait par exemple suscité une levée de boucliers des Etats, contraignant le géant californien à revoir ses ambitions à la baisse.

Plus récemment, l'autorité de la concurrence française s'inquiétait du « risque de marginalisation, à terme, des acteurs bancaires traditionnels » face à l'arrivée des Gafa dans la finance.

Google, quant à lui, fait actuellement l'objet d'une enquête fédérale pour pratique monopolistique aux Etats-Unis. De quoi réfréner l'appétit des GAFA pour les services bancaires ? Rien n'est moins sûr.

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