Le pouvoir d'achat des ménages aura progressé de 8% durant le quinquennat d'Emmanuel Macron, une hausse « deux fois plus forte » que lors des deux précédents quinquennats, assure le gouvernement dans un document publié lundi, au moment où l'inflation grignote le budget des Français.

Le pouvoir d'achat « a progressé deux fois plus vite entre 2017 et 2022 que sous les deux quinquennats précédents », avec « un gain plus marqué pour les revenus les plus modestes », assure l'exécutif dans le rapport économique, social et financier annexé au projet de budget pour 2022.

Dans un chapitre spécial dédié au « bilan » de sa politique redistributive, le gouvernement passe au crible l'effet d'une quarantaine de mesures prises depuis le début du quinquennat (prime d'activité, suppression de la taxe d'habitation, baisse des APL, réforme de l'assurance chômage, suppression de l'ISF, etc.). Selon les calculs du ministère de l'Economie, le revenu disponible brut des ménages, un des indicateurs de pouvoir d'achat, « serait ainsi supérieur d'environ 8% en 2022 à son niveau de 2017 », après prise en compte de l'inflation.

« Faire la vérité des chiffres »

Environ un tiers de cette hausse proviendrait directement des mesures fiscales et sociales mises en œuvre, le reste provenant de la contribution de la croissance économique et des créations d'emplois (+827.000 emplois salariés depuis 2017). Cette progression « est près de deux fois plus forte que sur la période 2013-2017 (+4%), et deux fois plus forte que sur la période 2008-2012 (+3,5%) », « avec un gain plus marqué en pourcentage » pour les ménages aux revenus les plus modestes, souligne le gouvernement. Une manière de « faire la vérité des chiffres », défend-on à l'Elysée, alors que 56% des Français estiment que leur pouvoir d'achat a baissé depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée, selon un sondage OpinionWay-Square pour Les Echos et Radio Classique réalisé mi-septembre.

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Des avantages différents selon les ménages

En prenant en compte le nombre de personnes qui composent chaque ménage, la progression du pouvoir d'achat est encore d'au moins 4% sur la période. Les ménages modestes ont bénéficié de la revalorisation de la prime d'activité et d'allocations (adultes handicapés, etc.) ou encore du chèque énergie, qui auront surcompensé la baisse des APL ou la réforme de l'assurance-chômage, entrée en vigueur le 1er octobre. Les ménages les plus aisés ont profité de la transformation de l'ISF en Impôt sur la fortune immobilière et de la réforme de l'imposition des revenus du capital. Et les classes moyennes ont bénéficié notamment de la suppression de la taxe d'habitation et de la baisse de l'impôt sur le revenu.