Dix groupes immobiliers ont appelé lundi dans une tribune le gouvernement à autoriser les visites de biens immobiliers, proscrites avec le nouveau confinement, ce qui, selon ces signataires, « bloque l'intégralité des ventes et des locations ».

« Signer un mandat de vente, contracter un prêt immobilier auprès de sa banque, régulariser un acte chez son notaire et même déménager » sont des actes réalisables, en revanche, la visite d'un bien est interdite, déplorent dans une tribune les dirigeants de dix vastes réseaux immobiliers en France (l'Adresse, Century 21, Citya, Era, Foncia, Guy Hoquet, Laforêt, Nestenn, Nexity et Orpi).

Chaînon manquant

Au nom de « l'intérêt général et du droit au logement », ces professionnels demandent à l'exécutif « de reconsidérer » [sa] position en la matière. « Ce chaînon manquant bloque l'intégralité des ventes et des locations et plonge certains de nos compatriotes dans des situations de détresse et de grande fragilité », estiment-ils dans cet appel adressé au président de la République, au Premier ministre et à la ministre déléguée chargée du Logement, Emmanuelle Wargon.

Se disant « prêts à renforcer encore les protocoles » sanitaires, les dirigeants avancent différentes propositions comme « limiter le nombre de visites et de visiteurs, nettoyer les lieux à chaque passage, obliger nos collaborateurs à télécharger l'application Tousanticovid pour tracer leurs visites ». « Toutes les options sont sur la table », affirment-ils.

Un risque de hausse des prix ?

Tous se disent « très inquiets pour [leurs] agences et leurs collaborateurs », soit « 32.000 personnes réparties sur l'ensemble du territoire, au sein de 5.800 agences et cabinets dont la trésorerie a déjà beaucoup souffert cette année ».

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En jeu également, d'après ces dirigeants, le niveau des prix immobiliers. « Les projets suspendus durant le confinement vont s'accumuler et entretenir la hausse des prix », prévoient-ils. « Dans un contexte économique difficile, cela va plonger de nombreux Français dans des situations complexes », jugent-ils.