11 481. Cest très exactement le nombre de plaintes reçues lan dernier par le médiateur des communications électroniques de la part dusagers mécontents des pratiques des opérateurs télécoms, selon un rapport publié mardi.
Sans surprise, la téléphonie mobile concentre la majorité des litiges (52%), devant Internet et les offres combinées (35%), la fibre (11%) et la téléphonie fixe (2%). Dans le détail, les doléances portent dabord sur la résiliation (27,9%), le contrat (27,13%), des problèmes techniques (25,02%) et la facturation (20,3%). Sur ce dernier point, le médiateur constate que les consommateurs reprochent à certains opérateurs davoir modifié la date denvoi et de prélèvement de leurs factures. « Ils font grief à leur opérateur davoir été prélevés sur leur compte bancaire avant la date à laquelle leurs factures leurs ont été adressées par mail », explique-t-il. Autre point soulevé : des clients font le reproche à leur opérateur « de ne pas leur permettre de payer leurs factures au moyen dun prélèvement bancaire effectué depuis un compte bancaire situé dans un autre pays de lUnion européenne », souligne le médiateur.
Baisse des saisines en 2018
Malgré tout, ce bilan général fait état dune baisse des saisines du médiateur de 12% par rapport au pic de 2017. Comment expliquer ce recul ? Dune part, lessentiel des problèmes liés à litinérance internationale a disparu depuis que Bruxelles a décidé, en juin 2017, den finir avec les frais de roaming au sein de lUnion européenne. En clair, sauf exception, vous pouvez utiliser votre forfait sur le vieux continent dans les mêmes conditions quen France.
Les opérateurs ont également assaini leurs pratiques. « Certaines méconnaissances grossières du droit de la consommation n'ont plus cours. Il y avait des énormités. Parfois en petits caractères en bas d'une publicité se cachait une modification de votre contrat ! », explique Claire Mialaret, le médiateur des télécoms, aux Echos. Le ménage a été fait aussi avec certains numéros surtaxés « Je me souviens d'arnaques sur Facebook où les jeunes étaient invités à appeler un numéro pour remporter un pèlerinage à La Mecque et se retrouvaient avec des factures de plus de 200 euros. Cela a disparu », explique Claire Mialaret.











