La Poste a annoncé jeudi un bénéfice net part du groupe de 849 millions d'euros en 2016, en hausse de 33,6% grâce à des produits non récurrents, et estimé que cela avait été une « bonne année » portée par les colis.

Le chiffre d'affaires du groupe public a augmenté de 1,1% sur l'année, à 23,294 milliards d'euros, la croissance organique (à périmètre et taux de change constants) atteignant 1,0%. « On a fait une bonne performance » en 2016, a indiqué le directeur financier, Yves Brassart, soulignant la pertinence du « modèle multi-activités » du groupe. En l'espèce, la bonne performance du transport de colis a compensé les faiblesses du courrier et de la Banque Postale.

Concurrencé par les médias électroniques, le courrier traditionnel poursuit son inexorable déclin. La baisse des volumes, de 5,2% l'an dernier, n'a été que partiellement compensée par la hausse des prix des timbres au 1er janvier (+3,4% en moyenne), la croissance de l'international et le développement des services de proximité : le chiffre d'affaires du courrier a baissé de 2,0%, à 9,147 milliards d'euros, représentant désormais moins de 40% de l'activité de La Poste.

Le chiffre d'affaires des paquets postaux a progressé de 3,6%, à 1,659 milliard d'euros, tandis que celui de la branche GeoPost (colis rapide et express, en France à l'international) a poursuivi sa forte croissance, porté par l'essor du commerce électronique : il a progressé de 8,6%, à 6,166 milliards. Le résultat d'exploitation de la branche Courrier-Colis a reculé de 16%, à 584 millions d'euros, tandis que celui de GeoPost a connu une forte hausse de 63,6%, à 438 millions.

Le PNB de La Banque Postale en baisse

Affectée par le bas niveau des taux d'intérêt, La Banque Postale affiche pour sa part une baisse de 2,5% de son produit net bancaire, à 5,602 milliards d'euros. Son résultat d'exploitation est en baisse de 2,0%, à 834 millions.

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Au total, le résultat d'exploitation du groupe est en hausse de 11,5% sur l'exercice, à 975 millions d'euros. La Poste a bénéficié de reprises de provisions peu ou pas imposables, ce qui explique également en grande partie la progression du résultat net, a relevé Yves Brassart.

La Poste a parallèlement poursuivi la mue de son réseau, avec le déploiement de « nouveaux formats »: ouverture de « maisons de services au public » avec d'autres opérateurs publics, de « relais poste urbains » aux horaires élargis, déploiement des facteurs-guichetiers en zone rurale, etc.

Côté perspectives, « on n'attend pas de bouleversements en 2017 », a estimé le directeur financier. Il table cette année sur une légère croissance du chiffre d'affaires et du résultat d'exploitation.