Les promoteurs immobiliers affichent des ventes de logements neufs en hausse de juillet à septembre, pour le huitième trimestre d'affilée, sur un marché dynamique, porté tant par les ménages accédant à la propriété que par les investisseurs.

Au troisième trimestre, les ventes des promoteurs ont bondi de 25,1% sur un an à 31.824 logements réservés, selon les chiffres publiés jeudi par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Au premier semestre, la progression était de 22,7%.

« Tous les segments de marché contribuent à cette dynamique des ventes », se félicite la FPI, tant les ventes au détail (+27,6%) que les ventes en bloc (+13,8%) ou les ventes en résidences services (+25%). Et l'activité commerciale est soutenue par les deux moteurs traditionnels du marché : les ménages investisseurs, auprès de qui les ventes progressent de 27%, et les propriétaires occupants (+28%). « Investissement locatif et accession tirent ainsi simultanément la croissance du marché, c'est un très bon équilibre », commente auprès de l'AFP la présidente de la FPI Alexandra François-Cuxac.

Taux bas et aides d'Etat

Dans un contexte favorable où les taux de crédit immobilier demeurent très bas et où l'Etat a renforcé les aides publiques, « l'annonce du maintien du PTZ et des aides à l'investissement locatif pour 2017 dès le mois d'avril, a donné au marché une visibilité suffisante pour éviter tout effet de stop and go à court terme », dit la FPI. Ces dispositions devraient contenir l'attentisme des années électorales et conforter les ventes en 2017.

Quant à l'offre, elle progresse plus lentement, avec des mises en vente de logements en hausse de +4,5% à 19.847, en raison d'une difficulté à concrétiser rapidement des projets immobiliers, que la FPI impute à la rareté du foncier, à une complexité réglementaire croissante et à la fréquence des recours abusifs contre les permis de construire.

Économisez jusqu'à 50% sur votre assurance emprunteur

La durée d'écoulement se réduit

Ce décalage se traduit par une réduction de la durée d'écoulement d'un logement, qui s'établit à 10,1 mois à fin septembre, contre 12,4 mois un an plus tôt et 14 mois en 2014. Mais cette moyenne nationale masque des tensions dans certaines grandes agglomérations, où le stock descend jusqu'à 7 mois, dit la FPI. Le rythme des lancements de nouveaux projets est alors insuffisant pour contenter la demande.

« Il faut veiller à ce que cette croissance se fasse de manière équilibrée entre ces grandes métropoles », que la FPI ne souhaite pas identifier en période pré-électorale, « et territoires moins tendus », avertit Mme François-Cuxac.