Société Générale a annoncé mercredi une augmentation de 8,1% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 1,5 milliard d'euros, un résultat supérieur aux attentes et porté par une plus-value liée à la cession de titres Visa Europe.

Les analystes s'attendaient en moyenne à ce que la banque française fasse état d'un bénéfice net de 1,4 milliard d'euros, selon le consensus établi par le fournisseur de données financières FactSet. A elle seule, la revente des titres de Visa Europe à son ancienne maison mère Visa Inc a permis de dégager une plus-value après impôt de 662 millions d'euros.

Ventes des actions Visa Europe

En excluant les éléments strictement comptables, dont la réévaluation de la dette propre du groupe qui est sans lien avec le cours de ses affaires, le résultat net a bondi de 40,6%, à 1,6 milliard d'euros. Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) a pour sa part augmenté de 1,7%, à 7,0 milliards d'euros, là aussi au-dessus des attentes et ce grâce aux titres de Visa Europe cédés.

« Ces résultats acquis dans un environnement difficile reflètent le dynamisme et la force du modèle bancaire équilibré du groupe », s'est félicité son directeur général, Frédéric Oudéa, cité dans un communiqué.

Les taux bas pèsent sur la banque de détails

A l'instar de ses concurrentes, la banque au logo rouge et noir a souffert de l'environnement de taux bas qui a notamment pesé sur sa banque de détail en France. Cette activité a enregistré un recul de 2,9% de son PNB, à 2,1 milliards d'euros, tandis que les frais de gestion connaissaient une hausse de 2,8% à cause des investissements liés à la transformation numérique du groupe.

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Le pôle de banque de détail hors France et des services financiers spécialisés s'est mieux comporté : son produit net bancaire a grimpé de 1,3% tandis que son bénéfice net bondissait de 35,8%, à 436 millions d'euros. Cette évolution tient notamment à la bonne tenue de l'activité de location de longue durée de véhicules et à la confirmation du redressement de la banque de détail en Europe centrale et orientale.

Impact de la baisse des marchés financiers

Enfin, la banque de financement et d'investissement a vu sa contribution au résultat net de Société Générale refluer de 36,2%, à 448 millions d'euros. Ce repli s'explique par la base de comparaison élevée que constituait le deuxième trimestre 2015 et des conditions de marché difficiles pour les activités liées aux actions.

La banque française a, en outre, souligné avoir passé une provision pour litiges de 200 millions d'euros, portant sa dotation globale à 1,9 milliard d'euros. Cette réserve, sans affectation spécifique, est régulièrement alimentée pour permettre au groupe de faire face à d'éventuelles amendes par exemple. En termes de solvabilité, Société Générale affichait au 30 juin un ratio de fonds propres « dur » (c'est-à-dire les apports des actionnaires et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) de 11,1%, au-dessus des exigences réglementaires.