Les agents immobiliers ont « encore des efforts à faire » pour rendre un service « le plus efficient possible » aux locataires, reconnaît mercredi la Fédération nationale de l'Immobilier (Fnaim), tout en estimant que rogner leurs honoraires conduira à des « prestations amoindries ».

« Si les agents immobiliers n'ont peut-être pas tout juste, ils n'ont pas non plus tout faux », affirme la Fnaim, réagissant à une enquête de l'UFC-Que choisir aux « termes outranciers », publiée le 21 mars.

Au terme d'une enquête de terrain auprès de 1.246 agences immobilières, réparties dans 76 départements, l'UFC pointait des honoraires « exorbitants » pour un maigre service rendu aux locataires, une transparence « aux oubliettes » et des infractions en hausse. Taxés de « voracité tarifaire » par l'association de défense des consommateurs, 94% des agents immobiliers respectent pourtant les plafonds réglementaires de leurs honoraires de location, montre l'enquête elle-même, souligne la Fnaim.

Recevoir « la juste rémunération des services rendus »

« Certes, nous sommes conscients qu'il y a encore des efforts à faire », admet le président de la Fnaim Jean-François Buet, au vu des infractions relevées, notamment en matière d'affichage du diagnostic de performance énergétique (DPE) obligatoire depuis 2011, ou du barème d'honoraires en vitrine, depuis 1990. « Il importe que la réglementation soit respectée par chaque professionnel, et que les services qui accompagnent le locataire et l'acte de location soient le plus efficient possible », assure-t-il.

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Pour Jean-François Buet, « il importe, en contrepartie, que chaque agent immobilier reçoive la juste rémunération des services rendus ». Avant de conclure : « Une politique qui aurait pour seul objectif de faire baisser les honoraires ne pourrait que conduire à des prestations amoindries tout en portant atteinte à la pérennité de nos entreprises. »