Y sont regroupées des exemples de montages fiscaux contraires à la loi, révélés à loccasion de contrôles fiscaux et caractérisés par le Comité national de lutte contre la fraude fiscale.
« Cette nouvelle rubrique sinscrit dans une démarche de prévention et de sécurité juridique apportée aux contribuables en les informant des risques quils prendraient en mettant en place ou en conservant des montages destinés à réduire indûment limpôt », explique la DGFiP, qui prévient : « Si vous avez utilisé ce type de montage, vous pouvez régulariser votre situation en déposant des déclarations rectificatives auprès de votre service gestionnaire. Ladministration appréciera, en fonction des circonstances propres au dossier, les conséquences quil convient den tirer. »
18 montages déjà recensés
A lheure décrire ses lignes, la rubrique intègre déjà 18 fiches, qui vont de la minoration fictive de la base de calcul de lISF à lutilisation abusive dun PEA, en passant par la double déduction des intérêts demprunt.
Exemple avec la dernière fiche en date, ajoutée en juin, qui concerne un cas de rapatriement en France davoirs non déclarés au fisc grâce à un montage impliquant une assurance-vie ouverte à l'étranger et un prêt in fine (ou crédit lombard). « La somme prêtée dans le cadre du prêt in fine est placée sur le contrat d'assurance-vie » détaille la DGFiP. « Le souscripteur peut alors disposer des sommes investies en sollicitant le rachat total ou partiel du contrat. Au terme du prêt in fine, le remboursement du capital emprunté est effectué par le transfert au prêteur des avoirs étrangers non déclarés. En définitive, ce montage permet au contribuable de disposer en France de sommes équivalentes à celles des avoirs non déclarés tout en bénéficiant du régime fiscal de l'assurance-vie. »
Sanction dans ce cas de figure : outre la soumission des avoirs dissimulés à lISF, 10.000 euros damende forfaitaire ou 5% damende proportionnelle si le solde du compte dépasse 50.000 euros.















