Depuis le 1er octobre, la France a inauguré un nouveau cadre réglementaire pour le financement participatif (plus communément désigné sous le terme crowdfunding), issu dune ordonnance gouvernementale du 30 mai dernier. Ce texte crée notamment deux nouveaux statuts pour les acteurs du secteur : le conseiller en investissements participatifs (CIP), spécialisé dans le financement des entreprises, et lintermédiaire en financement participatif (IFP), spécialisé dans le crédit.
La justification des compétences professionnelles des IFP est lobjet dun premier arrêté (1). Le texte approuve le programme de la formation dau moins 80 heures permettant dexercer en temps quIFP, à défaut dun diplôme requis ou dune expérience professionnelle reconnue dans le domaine. Ce programme minimal, fourni en annexe de larrêté, comprend :
- des savoirs généraux sur le rôle et les pouvoirs des instances de régulation, les crédits, les services de paiement et les relations entre professionnels et particuliers ;
- des savoirs spécifiques au financement participatif : écosystème, règles de bonne conduite, obligations dinformation, prévention du surendettement, etc. ;
- des savoirs techniques : connaissance du client, analyse dun projet, préparation dun dossier de crédit, garanties, assurances, etc.
Larrêté mentionne également les types de diplômes ouvrant au statut dIFP sans passer par la formation ou lexpérience professionnelle. Il sagit de diplômes de niveau I ou II (licence, master, diplôme dingénieur ou doctorat) relevant de certaines spécialités : mathématiques, physique, économie, droit et sciences politiques, finances, banque, assurances et comptabilité-gestion.
Conditions dinscription au registre unique de lOrias
Un second arrêté (2), publié également le 1er octobre, liste certaines informations nécessaires à linscription des IFP, mais aussi des CIP, au registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance, géré par lOrias. Ils doivent ainsi présenter un extrait dimmatriculation au registre du commerce et des sociétés de moins de trois mois mentionnant leur activité, et fournir également ladresse de leur site internet.
Pour les CIP, une attestation dadhésion à une association agréée par lAutorité des marchés financiers (AMF) est également nécessaire. A défaut, ils doivent présenter un document de lAMF attestant quils remplissent bien les conditions de capacité professionnelle. Les deux arrêtés sont également applicables en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Wallis et Futuna.
(1) Arrêté du 30 septembre 2014 relatif à la capacité professionnelle des intermédiaires en financement participatif
(2) Arrêté du 30 septembre 2014 modifiant larrêté du 1er mars 2012 relatif au registre unique prévu à larticle L. 512-1 du code des assurances et à larticle L. 546-1 du code monétaire et financier












