Cette fois, tout est en place pour lentrée en vigueur, demain, au 1er octobre 2014, du nouveau cadre réglementaire du financement participatif en France. Les régulateurs bancaire et financier ont publié une position commune. Ce texte sapplique aux plateformes proposant dinvestir dans une entreprise, lequity et décrit les exigences qu'elles doivent respecter.
Avertir des visiteurs des risques encourus
Outre des exigences relatives aux statuts des plateformes (1), à leur impartialité ou aux risques de conflits dintérêt, ce texte commun aborde la question de linformation aux investisseurs. Ainsi les plateformes de financement participatif doivent limiter laccès aux offres dinvestissement détaillées (plan daffaires, ticket dentrée, information sur les dirigeants, etc.) à des internautes ayant « accepté expressément les risques auxquels ils sexposent ».
Concrètement, sur leur site web, les plateformes ne pourront ouvrir au grand public que des présentations succinctes des projets à financer : nom de lémetteur, bref descriptif, montant recherché et date de clôture des souscriptions. Pour accéder aux informations détaillées, un investisseur potentiel devra dans un premier temps sidentifier (nom, prénom, adresse e-mail) et répondre à deux questions du type :
- Avez-vous conscience que vous pouvez perdre éventuellement la totalité de votre investissement ?
- Avez-vous conscience que vous aurez des difficultés à revendre vos titres ?
Sil répond par la négative, la plateforme lui refusera alors laccès au catalogue complet.
Un label pour les plateformes régulées
Le communiqué AMF-ACPR souligne par ailleurs la publication, ce mardi, dun document dinformation sous forme de questions-réponses à destination des différents acteurs du secteur. Dans ce document figure notamment le label (2) que les plateformes régulées pourront utiliser. A noter que les sites web ne proposant que des financements sous forme de dons, nayant pas obligation de simmatriculer à lOrias, ne devront pas nécessairement en faire la demande.
Le document rappelle par ailleurs les informations que doivent fournir les plateformes de prêts aux internautes : les frais appliqués, les risques encourus par les prêteurs et par le porteur de projet, la durée du prêt, le processus de réclamation, etc.
(1) Les plateformes de « crowd equity » doivent fournir le service de conseil en investissement en tant que prestataires de services dinvestissement (PSI) ou conseiller en investissements participatifs (CIP) selon le texte diffusé par lAMF et lACPR.
(2) Il sagit dun logo sur fond bleu où figure une Marianne entourée de la mention « Plateforme de financement participatif régulée par les autorités françaises ».












