Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) non notées disposent désormais d’une charte de bonnes pratiques pour récourir aux Euro PP, des placements privés obligataires européens. La Fédération bancaire française a salué une « contribution au financement des ETI et des PME ».

En septembre 2012, Bonduelle a inauguré une opération d’un nouveau type, l’Euro PP (Euro Private Placement). Ce placement privé européen permet aux ETI françaises non notées par une agence de notation d’avoir accès au marché obligataire. Auparavant, ces entreprises avaient peu d’alternative au crédit bancaire pour leur financement, n’ayant pas accès aux marchés obligataires internationaux. Nouvelle étape, en février 2014 : il existe désormais une charte de l’Euro PP, élaborée par un « groupe de Place », sous l’égide de la Banque de France.

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Selon cette charte, un Euro PP est « une opération de financement à moyen ou long terme entre une entreprise, cotée ou non, et un nombre limité d'investisseurs institutionnels » (compagnies d’assurance, etc.). Les associations qui ont « été au cœur de ses travaux » (1) affirment dans un communiqué publié mi-février que l’objectif de cette charte est de « contribuer de façon significative au développement des opérations d’Euro PP en France et à l’international, principalement en Europe ». Dans un communiqué séparé, diffusé hier, le président de la Fédération bancaire française (FBF) Jean-Laurent Bonnafé salue « un pas décisif pour la Place de Paris et pour le financement de nos entreprises, ce qui est une contribution supplémentaire au retour à la croissance et à l’amélioration de l’emploi ». Depuis le lancement de l’Euro PP, 7 milliards d’euros ont été levés par ce biais.

(1) L’association française des trésoriers d’entreprise (AFTE), l’association française des investisseurs institutionnels (AF2I) et l’Association française des marchés financiers (Amafi).