La migration vers le système de paiement européen SEPA a progressé en décembre en France, mais les PME, les artisans et les associations restent à la traîne à 26 jours de la date-butoir, a indiqué lundi la Banque de France.

Fin décembre, plus de 70% des virements et 35% des prélèvements échangés étaient effectués au format SEPA en France, selon un communiqué de l'institution. Selon un précédent point d'étape, réalisé mi-décembre, 66,7% des virements et 13,5% des prélèvements étaient conformes à ce format.

« Ces chiffres placent la France dans la moyenne européenne : à la fin du mois de novembre, les virements et prélèvements SEPA représentaient respectivement 64% et 26% des virements et prélèvements échangés sur les systèmes de paiement au niveau européen », souligne la Banque de France.

A compter du 1er février, le format SEPA deviendra obligatoire et il ne sera plus possible d'émettre des virements et des prélèvements en euro au format national car les opérations non conformes aux exigences de ce système ne seront plus acceptées par les banques.

PME, artisans et associations à la traîne

Imposé par un règlement européen, le passage aux normes SEPA vise à harmoniser les moyens de paiement à l'intérieur de l'Union européenne. Ces normes permettront notamment de raccourcir les délais des virements bancaires en Europe (à J+1) et de mieux protéger les débiteurs lors des prélèvements.

« Si les grandes entreprises sont aujourd'hui, dans leur grande majorité, passées au format SEPA, le faible état d'avancement des petites et moyennes entreprises, ainsi que des artisans et des associations, reste alarmant. Il est urgent que PME, artisans et associations s'assurent au plus vite de leur capacité à émettre des virements et prélèvements SEPA », insiste la Banque de France.

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Pour accompagner la migration, un site internet dédié a été lancé : http ://www.urgence-sepa.fr