Les entrepreneurs du secteur du bâtiment, jugeant que le climat conjoncturel reste défavorable car leur activité demeure dégradée, sont pessimistes pour les mois à venir, a indiqué mercredi l'Insee.

En février, l'indicateur synthétique du climat des affaires, constitué à partir des soldes d'opinion des chefs d'entreprise du bâtiment, perd un point par rapport au mois de janvier, pour s'établir à 93 points, selon l'enquête mensuelle de conjoncture de l'Insee dans l'industrie du bâtiment.

Le maintien de cet indicateur en dessous de sa moyenne de long terme, fixée à 100 points, confirme que « la conjoncture reste défavorable dans le bâtiment », souligne l'Institut national de la statistique et des études économiques.

L'emploi dans ce secteur d'activité est « mal orienté ». « Les soldes correspondant à l'emploi passé et à l'emploi prévu restent nettement en dessous de leur moyenne de long terme », fait remarquer l'Insee.

Les entrepreneurs sont légèrement plus nombreux qu'en janvier à juger leurs commandes inférieures à la normale. Cependant, elles devraient permettre d'assurer 7,1 mois d'emploi à temps plein des effectifs, ce qui est supérieur à son niveau moyen, indique l'Insee.

Les capacités de production restent toujours sous-utilisées, avec un taux toujours placé sous sa moyenne de longue durée.

Dans le même temps, un entrepreneur sur cinq a déclaré rencontrer des obstacles à l'accroissement de son activité.

Les entrepreneurs sont légèrement moins nombreux que le mois passé à signaler des baisses de prix, selon l'Insee.