Jean-François Vilotte, le président de l'Autorité de régulation des jeux en ligne, a expliqué vendredi à l'AFP que l'Arjel souhaitait une interdiction par voie législative des loteries « gratuites » sur internet. Il s'exprimait après la mise en examen jeudi de Léonard Simpatico, créateur d'un loterie immobilière.

Cette loterie à laquelle tout le monde, moyennant 10 euros, pouvait participer, permettait de tenter ainsi de gagner des prix dont des biens immobiliers. Ce type de jeu est dénommé « loterie gratuite » puisque chaque participant a théoriquement la possibilité de se faire rembourser sa mise.

Jean-François Vilotte, dont les services avaient repéré « il y a plus de six mois » cette loterie sur internet, avait alors fait un signalement auprès du Parquet de Paris. « Ces loteries gratuites », a-t-il fait remarquer, « ont tendance à prospérer sur internet en raison d'une faille réglementaire et il convient de traiter ce sujet par la voie législative ».

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Les jeux d'argent et de hasard, comme les loteries, sont interdites en France sauf par dérogation pour La Française des Jeux et pour les opérateurs de jeux en ligne (paris sportifs et hippiques, poker) agréés par l'Arjel depuis l'ouverture du marché français des jeux en ligne en juin 2010.