Le gouvernement et plusieurs établissements bancaires préparent un sauvetage de Banque PSA Finance (BPF), la filiale de crédit automobile du constructeur automobile en difficulté PSA Peugeot Citroën, affirme mercredi le journal le Figaro.

Selon le quotidien, qui ne précise pas la nature de ses sources, le ministère des Finances et le Trésor mènent depuis 15 jours des « négociations intenses » avec « les banques de la place » en vue d'une telle opération.

Interrogé par l'AFP, PSA a confirmé « examiner aujourd'hui différentes options pour la mise en place de solutions qui vont permettre à la banque de maintenir un volume de financement vers les particuliers et les concessionnaires ». « Mais ni le principe, ni les modalités de ces solutions ne se sont arrêtées aujourd'hui », a assuré son porte-parole Pierre-Olivier Salmon.

D'après le Figaro, le plan de sauvetage en discussion comporte trois volets. Pour commencer, les banques créancières de BPF repousseraient selon un calendrier non précisé des échéances de remboursements « sur l'équivalent de 4 milliards d'euros de dettes ». De plus, elles apporteraient de nouveaux crédits à la filiale. Le chiffre de 1,5 milliard d'euros circule, selon le Figaro. Enfin, l'Etat garantirait les nouveaux emprunts de BPF à hauteur de 4 milliards d'euros.

Selon le journal, ces chiffres sont susceptibles de varier mais BPF et le gouvernement veulent aller vite, notamment pour que la garantie gouvernementale puisse être intégrée dans le projet de loi de Finances 2013, dont l'examen vient de commencer au Parlement.

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Selon le Figaro, ce sauvetage est rendu nécessaire par la crise qui secoue le groupe PSA et la dégradation de la note de crédit du constructeur, qui risque de faire s'envoler les taux d'emprunts de BPF. Cette filiale finance à la fois les concessionnaires Peugeot et Citroën et les achats de leurs clients. Le journal ajoute que BPF n'est pas à proprement parler une banque malade et est au contraire « fortement capitalisée au regard des usages du secteur » mais qu'elle souffre de son statut d'établissement de pur crédit ne collectant pas de dépôts.

PSA est engagé dans un plan de 8.000 suppressions de postes ainsi que dans la fermeture programmée de son usine d'Aulnay-sous-Bois, en région parisienne, en 2014.