D'après l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), rattachée à la Banque de France, le régulateur bancaire européen (EBA) a revu en baisse les besoins en fonds propres supplémentaires des banques françaises, désormais évalués à 7,3 milliards d'euros.

L'EBA avait estimé le 27 octobre, selon des résultats provisoires, que les quatre grandes banques françaises testées avaient besoin de 8,8 milliards d'euros de capitaux supplémentaires pour répondre aux inquiétudes sur les expositions aux dettes souveraines.

Dans le détail, BPCE est la seule banque hegaxonale testée à avoir des besoins plus importants qu'escompté en octobre, à savoir 3,7 milliards d'euros contre 3,4 milliards d'euros. Les besoins de Société Générale sont évalués à 2,1 milliards d'euros (contre 3,3 milliards), ceux de BNP Paribas à 1,5 milliard d'euros (contre 2,1 milliards) et le Crédit Agricole n'a toujours pas besoin d'augmenter son capital, selon l'EBA.

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Cette « amélioration » générale est liée aux « résultats positifs que les groupes bancaires ont continué à dégager au troisième trimestre », indique l'ACP. BPCE a immédiatement réagi pour affirmer qu'il sera en mesure de respecter le nouveau ratio minimal de solvabilité de 9% à fin 2012 fixé par l'EBA. D'ici le 13 janvier prochain, les banques sont appelées à soumettre à l'ACP les plans de renforcement de leurs fonds propres et d'évolution de leurs risques pour prouver qu'elles pourront toutes atteindre cet objectif de 9%.