Les fonds monétaires américains ont continué en juillet à réduire leur exposition aux banques européennes, au moment où les marchés s'interrogent sur les capacités de ces établissements à se refinancer correctement, selon une étude de l'agence de notation Fitch publiée lundi.

Ces fonds, qui prêtent de l'argent à court terme à des établissements financiers, Etats ou entreprises, ont réduit de 9% en dollars leur exposition aux banques européennes sur un mois et de 20,4% par rapport à mai. L'étude de Fitch relève en outre que les fonds monétaires prêtent à des échéances de plus en plus courtes aux établissements européens.

Les banques européennes représentent au total 47% du portefeuille de 658 milliards de dollars des dix plus grands fonds monétaires américains (qui pèsent 43% du total des fonds monétaires aux Etats-Unis). Cette part s'établissait à 48,7% en juin, sur un montant total de 698 milliards de dollars.

BNP Paribas, Rabobank et Barclays

Par pays, l'exposition est passée à 4,4% (contre 5,3% en juin) pour les banques allemandes, 14,1% (contre 14,3%) pour les françaises, 10,5% (contre 10,6%) pour le Royaume-Uni et presque à zéro (contre 0,8%) pour l'Italie et l'Espagne. Les banques que ces fonds financent le plus sont la française BNP Paribas (4,3% de leurs actifs), suivie de la néerlandaises Rabobank (4,3%) et de la britannique Barclays (3,8%).

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Cette étude mensuelle est publiée alors que des tensions sur le marché interbancaire sont apparues cet été, tandis que certains établissements ont toujours recours massivement aux prêts d'urgence en euros de la banque centrale européenne. La Réserve fédérale américaine, elle-même, s'inquiètait la semaine dernière selon le Wall Street Journal de la capacité des filiales aux Etats-Unis de banques européennes à maintenir un niveau adéquat de liquidités, au cas où leurs maisons mères seraient contraintes à rapatrier brutalement des capitaux.