Les ministres de l'Ecologie et du Logement ont annoncé mardi que les diagnostics de performance énergétique (DPE) des logements, épinglés par UFC-Que Choisir pour leur manque de fiabilité, vont être mieux encadrés. Un premier bilan des mesures prises en ce sens sera établi en avril.

Dans un communiqué, Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoist Apparu ont indiqué que « res réunions de consultations avec les fédérations de diagnostiqueurs et l'ensemble des acteurs concernés auront lieu tout au long du mois de mars ». « Ces travaux feront l'objet d'un premier bilan en avril prochain lors d'une table ronde autour de Benoist Apparu », poursuit le texte, publié au lendemain des résultats d'une enquête de l'UFC-Que Choisir.

Vaste plan d'action

Jugés « effarants » par l'association de consommateurs, ils révèlent qu'en fonction de l'entreprise qui réalise le diagnostic de performance énergétique (DPE), une même maison peut être classée en C, D ou même E, soit une facture annuelle variant de 1.000 à 1.800 euros. Un constat « inquiétant » pour UFC-Que Choisir qui a rappelé que l'affichage du DPE est désormais obligatoire dans les annonces immobilières, et qu'il conditionne le montant du nouveau prêt à taux zéro.

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Les ministres soulignent qu'un « vaste plan d'action » a été annoncé en octobre dernier pour « rendre plus fiable le DPE ». Il entend améliorer les méthodes de calcul, perfectionner le contrôle des diagnostics effectués, mettre en place un suivi amélioré des réclamations, améliorer les compétences des diagnostiqueurs ou encore « rendre clairement explicite l'ensemble des données prises en compte dans le calcul du DPE », précise le texte.