Interrogé jeudi sur TF1, Le président de la République Nicolas Sarkozy n'a pas écarté "par principe" l'idée d'une TVA sociale mais à la condition expresse qu'elle n'ampute pas le pouvoir d'achat des Français. Il s'est par contre "opposé" à l'idée d'une taxation des plus-values sur la résidence principale.

A propos de la TVA sociale, le chef de l'Etat a déclaré qu'il ne pourrait l'accepter « que dans la mesure où il y aurait une baisse des charges qui permette d'augmenter » les salaires.

« Ce sont des questions très lourdes que je ne refuse pas par principe » a-t-il précisé . Mais il ne « pense pas » que cela puisse être fait « tout de suite parce que ça doit être préparé, réfléchi ». Il est « extravagant », selon lui, que le financement de la protection sociale « repose exclusivement sur le travail » et que les importations n'y contribuent pas. « La question du financement de notre protection sociale par les importations est clairement posée ».

Nicolas Sarkozy a ainsi jugé « intéressante » l'idée « d'élargir le financement de notre protection sociale » en taxant la consommation « parce qu'à ce moment-là, ça permet de taxer les importations ».

Relancée début février par le patron de l'UMP Jean-François Copé, l'idée d'une TVA sociale a suscité un vif débat dans les rangs de la majorité et au gouvernement. Opposé à cette éventualité, le Premier ministre François Fillon a estimé pour sa part que la France n'avait « pas de marge » sur la TVA par rapport à l'Allemagne, un pays avec lequel elle souhaite aller vers une convergence fiscale.

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Non à la taxation des plus-values de la résidence principale

Le chef de l'Etat a affiché un avis plus tranché sur une des pistes envisagées pour la réforme de la fiscalité du patrimoine. « Je suis opposé à la taxation des plus-values sur la résidence principale », a-t-il déclaré.

Il a invoqué « une raison assez simple », à savoir le « rêve d'être propriétaire » et la garantie offerte par la propriété de ne pas être « mis dehors » en cas de maladie ou de chômage. « Quand on est propriétaire la première fois, on vend son logement pour en acheter un plus grand parce qu'il y a un enfant qui arrive dans la famille, et naturellement c'est la plus-value qu'on fait qui permet d'acheter ».