Le spécialiste de l'informatisation des officines pharmaceutiques Cegedim a défendu lundi les logiciels de sa filiale Alliadis, récemment mise en cause dans une vaste affaire de fraude, en soulignant que ses produits permettaient de fisc de déceler "la moindre anomalie".

« Tout auditeur, tout contrôleur fiscal, en examinant les journaux (des opérations effectuées par une pharmacie), détecte la moindre anomalie qui pourrait résulter de l'utilisation erronée » du logiciel, a fait valoir le groupe dans un communiqué.

Le parquet de Niort (Deux-Sèvres) avait indiqué quelques heures plus tôt avoir reçu une plainte émanant de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) concernant le système informatique commercialisé par Alliadis. La plainte, datée du 7 décembre, vise Alliadis (dont le siège social est à Bessines, dans l'agglomération de Niort) et son dirigeant, Jacques Bouzigues.

Alliadis fabrique un logiciel de comptabilité « permettant de minorer automatiquement les recettes à des fins de dissimulation fiscale », selon le procureur de Nîmes, Robert Gelli, qui a divulgué l'affaire vendredi après une enquête sur des fraudes dans une pharmacie du Gard.

Cegedim reconnait que les logiciels de sa filiale, « à l'image de ce qui existe dans les logiciels concurrents », disposent d'un module d'administration qui permet « d'accéder au contenu de la base de données contenant l'ensemble des opérations réalisées ». Mais l'utilisation de cet outil n'affecte pas les données de gestion du pharmacien, et notamment son journal de caisse, ce qui permet « une parfaite traçabilité des procédures », selon le groupe. Selon le procureur de Nîmes, « 4.000 pharmacies auraient demandé l'accès à cette formule particulière », à savoir le logiciel accompagné du code d'accès.

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A la Bourse de Paris, l'action Cegedim a clôturé sur un recul limité de 1,00%, à 43,46 euros.