le président de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) Bernard Spitz a assuré mercredi que les assureurs aideront dans leurs démarches les propriétaires des 1.393 habitations situées en zone inondable qui ne pourront pas réintégrer leur logement.

« Les assureurs vont accompagner les assurés dans leurs démarches pour constituer un dossier d'indemnisation », a expliqué M. Spitz à l'AFP, au sujet des conséquences de la tempête Xynthia. Ils leur fourniront notamment « toutes les informations et les contacts nécessaires pour pouvoir constituer leur dossier et les assister dans les étapes ultérieures ».

Dans le cadre des contrats habitation, les assureurs ne sont tenus d'instruire et d'indemniser que les dossiers portant sur les dégâts occasionnés par la tempête. Lorsque la zone est déclarée inhabitable, l'Etat complète cette indemnisation pour permettre aux propriétaires déplacés de se reloger. Cette procédure est gérée par les pouvoirs publics. « L'administration demande souvent aux gens de fournir des pièces que nous pourrons les aider à réunir », a cité comme exemple M. Spitz.

Le complément d'indemnisation versé par l'Etat est puisé dans le Fonds Barnier, créé en 1995 et financé par une partie des primes d'assurance habitation, soit environ 140 millions d'euros par an, selon M. Spitz. Celui-ci a par ailleurs confirmé l'estimation, annoncée mi-mars, du coût de la tempête pour les assureurs, qui devrait atteindre 1,5 milliard d'euros. Le patron de la FFSA a souligné que « tous les sinistres avaient été visités » par des représentants des assureurs « il y a quinze jours », soit moins d'un mois après la tempête, qui a frappé l'ouest de la France les 27 et 28 février.

20 communes concernées

Un peu plus tôt dans la journée, Luc Chatel avait annoncé que 798 habitations en Vendée et 595 en Charente-Maritime seraient prochainement détruites. Elle figurent en effet dans les « zones noires » délimitées par l'Etat « où les risques peuvent être mortels », a précisé le porte-parole du gouvernement à l'issue du conseil des ministres.

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Ces destructions concernent 20 communes au total, 16 en Charente-Maritime et 4 en Vendée. Parmi elles, quatre contestent la délimitation des « zones noires » (potentiellement mortelles) et « jaunes » (dangereuses en l'état actuel des choses), effectuée par les services de l'Etat. « Bien entendu, nous allons à nouveau regarder ces quatre là » a déclaré Jean-Louis Borloo, le ministre de l'écologie.

« Rien n'est encore figé »

Même son de cloche du côté du président du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, jeudi sur France Info : « Rien n'est encore figé [concernant la cartographie des zones noires, NDLR], il pourra y avoir certains accommodements si des études montrent que pour telle ou telle maison, on peut trouver d'autres solutions. » Le gouvernement réfléchit également à la possibilité de trouver de nouveaux terrains pour les personnes qui perdront leur logement, a poursuivi le secrétaire d'Etat aux transports.