La FBF a vivement contesté mardi les modalités de la taxe sur les bonus, détaillées par la ministre de l'Economie Christine Lagarde dans une interview au Figaro, disant "souhaite(r) vivement que (ses) considérations soient prises en compte".

La taxe, qui pourrait rapporter 360 millions d'euros selon Mme Lagarde, doit être examinée par le Parlement début février.

"La taxe exceptionnelle (...) sur les rémunérations variables 2010 des personnels travaillant dans le secteur des opérations de marché appelle de la part des banques de sérieuses réserves", écrit la FBF dans un communiqué.

La Fédération s'insurge d'abord contre le fait que la nouvelle contribution s'ajoutera, selon Mme Lagarde, à une taxe de 10% sur les salaires spécifiques au secteur financier, "et qui n'existe dans aucun autre pays doté d'un grand centre financier".

"Pour les personnes concernées, cette taxe sur les salaires devrait, en tout état de cause, être déduite de la taxe exceptionnelle", demande-t-elle.

L'organe de représentation des banques françaises estime aussi que la taxe devrait "être assise sur les rémunérations variables effectivement versées et non sur les sommes dont le versement est différé ou conditionnel", en contradiction avec ce qu'a annoncé Mme Lagarde.

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La FBF estime encore qu'une "telle taxe n'a de sens (...) que si elle est universelle", ce qui n'est pas le cas, et qu'elle "ne se justifie pas pour des raisons prudentielles", les banques françaises ayant adopté dès février des règles sur les rémunérations variables, et rédigé en novembre des normes professionnelles en accord avec le gouvernement et les décisions du G20 de Pittsburgh.

"L'accumulation de mesures de taxation risque de peser sur (la) capacité (des banques) à financer l'économie", prévient-elle, affirmant que la réforme de la taxe professionnelle va lui coûter chaque année 150 millions d'euros et celle de la supervision financière 100 millions.

"La FBF souhaite vivement que ces considérations soient prises en compte pour préserver l'ensemble des intérêts de l'économie française et la capacité des banques à la financer", conclut-elle.