Pour y parvenir, le gouvernement table notamment sur un net serrage de vis sur les dépenses de retraite et de santé. Ainsi, la hausse de l'Ondam (objectif national de dépenses de l'assurance maladie) sera contenue à 2 %, nettement moins que les années précédentes (autour de 3 % en 2025 et 2026).

Cette progression intègre une « stabilité en moyenne des tarifs hospitaliers », et autour de 5 milliards d'économies sur les dépenses de santé dont des mesures de régulation des volumes et des prix des médicaments, une diminution des dépenses liées aux arrêts de travail, ou des transferts de charges de l'Assurance maladie vers les complémentaires santé.

Par ailleurs, contrairement à la règle habituellement suivie, toutes les pensions de retraite n'augmenteront pas en janvier en suivant l'inflation. Seules les pensions inférieures ou égales à 85% du Smic, soit 1 260 euros (base et complémentaire comprises) augmenteront à un tel niveau.

Au-dessus de ce seuil, le Parlement pourra débattre sur les niveaux de pensions qui pourront bénéficier de hausses, avec quel taux d'augmentation, à condition de respecter le montant d'économies prévu par l'exécutif.

Le gouvernement veut ainsi faire 5,5 milliards d'euros d'économies sur les retraites, réparties entre ces mesures de désindexation et une réduction du plafond de l'abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités.

Le texte indique que si l'ensemble des pensions au-dessus de 85% du Smic restaient gelées, cela permettrait une économie de 4 milliards dont 3 milliards iraient directement à la branche vieillesse. Le gouvernement prévoit encore un gel de certaines prestations comme les allocations familiales.

Il veut, en outre, réduire de 3,7 milliards d'euros les allègements de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises, notamment en intégrant dans les calculs de l'assiette les compléments de salaire.