Chaque athlète français qui décrochera une médaille d'or aux JO de Tokyo qui débutent ce vendredi à 13h recevra une prime imposable versée par l'Etat de 65 000 euros. En fonction de leurs revenus annuels - sportifs et publicitaires - celle-ci n'a pas le même effet sur leur train de vie.

L'important, c'est de participer. Prêtée à tort au père des Jeux olympiques moderne, le baron Pierre de Courbertin, cette maxime est au mieux incomplète. Après 4 ans minimum d'efforts, les athlètes primés méritent aussi une reconnaissance financière. Lors des JO de Tokyo qui s'ouvrent ce vendredi, chaque athlète français qui décrochera une médaille d'or recevra une prime versée par l'Etat de 65 000 euros. Un médaillé d'argent touchera pour sa part 25 000 euros et un médaillé de bronze 15 000 euros. Les entraîneurs des médaillés reçoivent, de l'Etat, la moitié de la somme. Ces montants en hausse par rapport aux JO de Rio de Janeiro en 2016 s'appliquent aussi aux athlètes paralympiques qui dispuront leurs Jeux dans la foulée des valides.

Désormais imposable, cette prime est un plus pour une majorité d'athlètes. Car tous ne sont pas logés à la même enseigne dans leurs pratiques respectives. Par exemple, le Cercle de la haute performance, sorte de club VIP du sport de haut niveau, rassemble 404 sportifs dont les revenus annuels sont en-deçà de 40 000 euros. Un niveau de rémunération qui est bien loin des émoluements perçus par les deux stars françaises de la NBA, le championnat de basket américain, Rudy Gobert et Nicolas Batum. Ils perçoivent respectivement 33,4 millions d’euros par an (sportif français le mieux payé de tous les temps ) et 21,6 millions d’euros par an.

Equimentier et publicité nourrissent les athlètes

Si ces chiffres astronomiques sont bien loin de l'esprit olympique, le judoka Teddy Riner, qui vise un troisième titre consécutif, gagne bien au-delà des 40 000 euros du Cercle de la haute performance. Son salaire annuel lors de sa signature au Paris Saint-Germain judo est estimé à 400 000 euros. Sans compter qu'il y a déjà quelques années ses contrats publicités lui rapportait en sus plus d'un million d'euros annuels.

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A son apogée, le perchiste Renaud Lavillenie émargeait lui aussi autour du million annuel grâce à ses contrats publicitaires. Récemment, il est passé de la marque Nike à la marque Puma sans que les chiffres ne soient dévoilés. Dans l'athlétisme, l'argent ne court pas les rues même si une médaille européenne peut garantir un contrat équimentier d'un minimum de 50 000 euros par an. La Fédération propose aussi des contrats de maximum 2 000 euros par mois à une poignée d'athlètes pour les accompagner au quotidien.

L'argent, toujours tabou chez les athlètes

Pour la majorité des athlètes, qui ne souhaitent pas partager leur train de vie malgré les demandes de MoneyVox, le salaire moyen est bien inférieur à celui des stars. Un escrimeur médaillé olympique racontait gagner 1 300 euros en 2010 comme civil de la Défense. Ainsi, la Gendarmerie (l'ex nageur médaillé Alain Bernard par exemple), l’Armée (Florent Manaoudou) ou les Douanes emploient de nombreux champions contre une rémunération comprise entre 1 500 et 3 000 euros. Souvent pour prêter leur image à l'institution... Le marketing n'est jamais bien loin pour entretenir la flamme.

Les JO gratuits à la TV

Du 23 juillet au 8 août, les Jeux Olympiques de Tokyo seront largement diffusés en clair et gratuitement en France sur les antennes de France Télévisions. France 2, France 3 et France 4 (sports collectifs) seront mises à contribution. En raison du décalage horaire de sept heures avec le Japon, le direct commencera à minuit (7h sur place) et se finira vers 16h (23h locale), en fonction des épreuves et des résultats. Chaque jour, de 16h à 17h45, France 2 diffusera un large résumé de la journée écoulée avant de proposer un magazine des JO.

Eurosport a également acquis les droits de diffusion - en intégralité et en direct - mais en payant (9,99 euros sans engagement, 6,99 euros avec engagement de 2 mois) alors que Canal s’est retiré du projet. La Chaine L’Equipe sera aussi en édition spéciale en profitant du droit à l’information.