Les prix du litre de sans plomb 95 et du gazole retrouvent des sommets. Une hausse qui pourrait creuser le budget des vacances à l'approche de l'été.

Plus 5,22 euros pour un Paris-Nantes de 381 kilomètres, plus 10,56 euros pour un Paris-Biarritz et même plus de 12 euros de surcoût lors d'un Paris-Marseille réalisé en voiture début juillet 2021 par rapport au début du même mois en 2020. Alors qu'une majorité de Français prendra ses congés en France, sur fond de crise sanitaire, Le Parisien alerte sur les prix des carburants à la pompe et leur poids sur le budget estival des familles. Ceux-ci augmentent régulièrement depuis plusieurs mois pour revenir à leurs plafonds de la fin juin 2020.

Ainsi, le sans plomb 95 était facturé 1,56 euro le litre en moyenne la semaine dernière, soit 22 centimes de plus qu'il y a un an. Même topo pour le gazole avec un litre vendu à 1,456 euro, soit 20,6 centimes de plus en 12 mois.

Le prix du diesel a-t-il plombé le pouvoir d'achat des automobilistes depuis 20 ans ?

« L’augmentation des prix du carburant s’est un peu stabilisée ces dernières semaines, observe Aude Fischer, en charge de la newsletter hebdomadaire du site Carbu.com et citée part le quotidien. Cependant, ils demeurent globalement à la hausse. » Un mouvement qui s'explique notamment par les évolutions du cours du pétrole.

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« Le baril de brut est passé de 50 dollars (42 euros) au mois de janvier dernier à plus de 75 dollars (63 euros) actuellement, remarque Francis Perrin, spécialiste du pétrole et directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Les États-Unis ou la Chine ont retrouvé leurs niveaux d’activité d’avant pandémie mais pas d’autres régions du monde comme l’Europe. Cela va donc continuer à tirer les prix vers le haut, mais sans doute pas aussi fortement qu’en début d’année. On devrait donc observer une relative stabilisation. » Une bonne nouvelle pour la rentrée ?

Comment est taxé le carburant ?

Le coût du pétrole brut compte seulement pour un peu plus d'un quart du prix du gazole et de l'essence à la pompe. Comme tout produit de consommation, il est soumis à la TVA (20%), à laquelle s’ajoute la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Avec ses 30 milliards d’euros en 2017, elle est la quatrième recette fiscale de l’Etat derrière la TVA, l’impôt sur le revenu et celui sur les sociétés.