Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a jugé mercredi nécessaire de doter le plan de relance d'un « deuxième volet » destiné à soutenir la reprise des secteurs les plus en difficulté et à débloquer l'épargne des Français.

Le plan de relance de 100 milliards d'euros adopté fin 2020 « a été conçu pour réinvestir et réindustrialiser le pays (...) mais je pense qu'il faut le compléter avant l'été » par « un volet sur toute l'économie présentielle, c'est-à-dire l'économie qui souffre » aujourd'hui, a jugé Geoffroy Roux de Bézieux sur Franceinfo. Si le plan « a plutôt bien démarré » jusqu'ici, « il n'y a rien (...) pour les hôtels, pour l'évènementiel, les stations de ski, pour tous ces gens-là, qui ont eu une année 2020 catastrophique et auront de nouveau une année 2021 catastrophique », a-t-il noté.

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Le président du Medef estime qu'il faudra « peut-être réfléchir à un moyen de faire sortir l'épargne », emmagasinée par de nombreux Français en 2020, qui ont réduit leur consommation durant les confinements ou par précaution et peur de l'avenir. Selon la Banque de France, cette épargne a atteint 130 milliards d'euros l'an dernier et pourrait grimper à 200 milliards en 2021. Par ailleurs, si le président du Medef se dit défavorable à une baisse massive de TVA, il défend des mesures « ciblées » comme un chèque vert pour pousser vers la consommation de biens éco-responsables, tel que déjà proposé au printemps par le Medef, mais aussi par plusieurs économistes.

Revenant sur la réforme des retraites voulue par le gouvernement et mise en suspens pendant la crise, le patron du Medef a rappelé son opposition à une reprise des discussions d'ici 2022 sur l'instauration d'un régime par points. En revanche, il a estimé que le débat sur une augmentation des trimestres de cotisations, comme en 2013 dans la réforme portée par Marisol Touraine, pourrait s'ouvrir avant la fin du quinquennat. « C'est une méthode assez juste car ça prend en compte l'âge de début de travail » et ne pénalise donc pas ceux qui ont commencé à travailler tôt, a estimé Geoffroy Roux de Bézieux.