Des mesures à destination des « plus vulnérables » seront annoncées samedi afin de faire face à la crise économique et sociale, a déclaré lundi Jean Castex qui avait rencontré début octobre des associations de lutte contre la pauvreté.

« Je pense qu'il nous faudra adapter nos outils d'intervention, en fonction de l'impact de la deuxième vague » épidémique, a indiqué le Premier ministre sur Franceinfo. « Samedi prochain, journée nationale de lutte contre la pauvreté, le gouvernement annoncera les décisions qu'il prend pour les plus vulnérables », a-t-il ajouté.

L'exécutif avait effectivement promis un « acte 2 » à sa stratégie anti-pauvreté, pour tenter de répondre aux inquiétudes grandissantes des associations qui craignent désormais que « des centaines de milliers de personnes ne passent d'un état de précarité à la pauvreté », selon Christophe Devys, président du collectif Alerte (35 fédérations et associations nationales de solidarité).

Pas touche au RSA

Ces associations demandent notamment une hausse des principaux minima sociaux (RSA, AAH pour les personnes handicapées et ASPA pour les personnes âgées), ainsi que l'ouverture du RSA aux jeunes, une mesure un temps envisagée et même poussée par le patron de La République en marche Stanislas Guerini, mais à laquelle le Premier ministre a encore fermé la porte lundi.

« Nous ne varierons pas sur un point, c'est que tout ce qui est RSA, c'est-à-dire ce qui donne des allocations relatives à un état de pauvreté, ne sont pas dans nos priorités », a déclaré M. Castex. Mais « ce qu'on veut nous, c'est booster tous les dispositifs d'insertion qui sortent les gens de cet état pour les conduire vers une formation, vers un emploi, et donc leur donnent une rémunération supplémentaire grâce à cela », a insisté le chef du gouvernement.

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De son côté, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, avait également appelé jeudi dernier à une hausse de 100 euros du revenu de solidarité active et son extension aux moins de 25 ans.