Ils avaient annoncé la couleur avant même le début du déconfinement, le 11 mai. Avec la mise en place de mesures nécessaires pour protéger les clients comme les salariés, plusieurs coiffeurs expliquaient, à limage de Franck Provost, quil fallait sattendre à une hausse des prix des prestations.
Et selon un sondage que vient de réaliser le site LeCiseau auprès de 2 500 salons de coiffure, 72% des salons interrogés ont augmenté leurs tarifs. Cette « taxe coronavirus » se chiffre entre un et quatre euros pour 84% des établissements. Pour les autres répondants, elle grimpe de quatre à six euros, signalent Les Echos.
Il faut dire que daprès les résultats de lenquête menée par le site de réservation en ligne, le protocole sanitaire (masques, gel hydroalcoolique ) coûte entre 100 et 200 euros par mois pour 41% des salons interrogés. Mais ce nest pas tout. La règle de distanciation physique dun mètre entre chaque client oblige plus de la moitié des professionnels à accepter moins de rendez-vous qu'avant. Pour 42% des sondés, cest quatre clients de moins par jour, voire sept clients par jour pour 12% dentre eux.
Des suppléments qui interrogent
Mais ces hausses de tarifs liées à la crise sanitaire - également appliquées par des garagistes, voire même des dentistes sont-elles légales ? « Les prix sont fixés librement en France et chaque professionnel a donc le droit dappliquer ceux quil souhaite, à une condition toutefois : informer très clairement son client au préalable par une affiche visible et lisible en boutique ainsi que dans le devis, sil y a un devis », répond 60 Millions de consommateurs alors que parmi ses lecteurs, plusieurs sinterrogent sur ces suppléments.
« En cas dabus manifeste si, par exemple, aucune mesure de protection particulière nest mise en place ou si le tarif est clairement trop élevé , vous pouvez faire un signalement sur le site officiel SignalConso à la rubrique coronavirus », précise le site rattaché à l'Institut national de la consommation.


















