La caution locative Visale, financée par Action Logement, est étendue aux jeunes de moins de 30 ans, qu'ils soient « jeunes salariés, non-salariés, chômeurs ou étudiants », à l'exception des non-boursiers rattachés fiscalement à leurs parents, a annoncé le ministère du Logement.

Cette caution gratuite pour le locataire et le bailleur, d'une durée de 3 ans, entrée en vigueur en février, « peut bénéficier à 300.000 jeunes par an », soit un tiers de tous les jeunes entrant annuellement dans le parc locatif privé, précise le ministère du Logement. Cette extension, décidée par l'Etat et les partenaires sociaux réunis au sein d'Action Logement (ex 1% Logement) a été inscrite jeudi dans un avenant à la convention quinquennale 2015-2019 qui les lie.

Les nouveaux bénéficiaires sont les « jeunes salariés, non-salariés, chômeurs et étudiants, en dehors des étudiants non-boursiers rattachés au foyer fiscal de leurs parents ». Il y avait quelque 2,5 millions d'étudiants en France en 2015, dont un quart étaient boursiers.

« En vigueur au plus tard le 30 septembre 2016 »

L'extension, qui « entrera en vigueur au plus tard le 30 septembre 2016 », selon le ministère, « inclut également les étudiants entrant en résidence universitaire dès lors que les logements ne sont pas conventionnés ». Visale concerne aussi les plus de 30 ans en contrat précaire (CDD ou période d'essai d'un CDI, intérim, contrat d'apprentissage ou contrat aidé, d'une durée d'au moins un mois).

Cette nouvelle garantie locative remplace un dispositif complexe et peu utilisé, la Garantie des risques locatifs (GRL) qui a pris fin en décembre dernier. Octroyée au locataire sur le site internet visale.fr, cette garantie prend en charge tous les impayés de loyers (quelle que soit la cause des difficultés de paiement) au cours des trois premières années de bail. Contrairement à la GRL, elle ne couvre pas les dégradations locatives.

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Dans un commuiqué vendredi, le président de la Fnaim Jean-François Buet « salue cette décision qui met un point final à ce projet utopiste et déraisonnable », la Garantie universelle des loyers (GUL) prévue dans la loi Alur de 2014. Jugée trop coûteuse, la GUL a été abandonnée par le gouvernement.