Pourquoi les prix ne baissent-ils pas ? C'est la question à laquelle a souhaité répondre l'étude menée par Immo G Consulting, un réseau d'experts en évaluation immobilière indépendants et certifiés. Et la réponse détaillée pointe la responsabilité des élus locaux. « Les promoteurs ne sont pas les principaux responsables de la cherté des prix du neuf et dune pénurie doffre », relève l'étude. « Il leur faut des terrains et des permis, deux éléments clés qui échappent aujourdhui aux lois du marché car entre les mains de lEtat et des collectivités. »
Proportion démesurée du foncier
L'étude pointe donc la difficulté pour les promoteurs d'obtenir du foncier à un prix raisonnable. « La proportion démesurée du foncier dans ce prix de revient provient principalement de son accaparement par les collectivités locales, de la façon inflationniste dont elles cèdent les droits à construire, de leurs dépenses déquipements parfois somptuaires, de leurs sociétés daménagement coûteuses, des aides et subventions publiques au logement », lance Immo G Consulting. Un ensemble de facteurs qui selon son étude entraîne une hausse des prix des logement neufs « de 15% à plus de 25% » dans les zones tendues.
Que faire pour contenir les prix du foncier ? Outre de reprendre quelques solutions prévues par la loi Alur avec plus d'indépendance et de transparence, la société d'évaluation estime qu'il faut une « politique foncière locale envisagée sur le long terme, assurant stabilité du zonage, négociation avec les promoteurs, organisation du financement de laménagement, et permettant dagir sur les différentiels de prix à travers lagglomération ». Selon elle, il faut construire une politique d'aménagement avec une régulation de la production de terrains à bâtir « au regard du taux d'absorption du marché immobilier et des besoins réels des ménages ».
Alléger la pression foncière
Immo G Consulting prône également un plafonnement des prix de sortie de programmes neufs « mis en place dans les grandes agglomérations » et le développement de centres secondaires pour « alléger la pression foncière sur les centres-villes ».
















