Le ministre des Finances Michel Sapin a indiqué mardi que les communes en « zones tendues » auraient la possibilité sous certaines conditions de surtaxer des résidences secondaires, confirmant en partie une information de presse.

Evoquant lors d'une conférence de presse des « dispositions nouvelles » incluses dans le projet de loi de finances rectificative pour 2014, attendu le 12 novembre, le ministre a cité « la possibilité offerte aux communes d'augmenter la taxe d'habitation sur des logements qui sont des résidences secondaires mais qui sont quasi vacantes ».

Il s'agit selon Michel Sapin de « mesures de déblocage du logement » visant les « zones tendues ». Le ministre des Finances a jugé qu'à cet égard la situation était « particulièrement choquante en région parisienne ». Il n'a toutefois produit aucun chiffre.

Une augmentation de 20% évoquée dans la presse

Le quotidien Les Echos rapportait lui lundi sur son site internet que la taxe d'habitation pourrait être alourdie de 20% pour certaines résidences secondaires, rapportant 150 millions d'euros aux communes où elle sera appliquée. Toutes les résidences secondaires dans ces zones, soit une trentaine de grandes agglomérations, seraient concernées selon Les Echos, mais certaines d'entre elles – comme les résidences détenues pour raisons professionnelles ou celles possédées par une personne modeste vivant en maison de retraite – auront droit à un dégrèvement.

Ce ne serait pas la première fois qu'une telle surtaxe est envisagée par l'exécutif. Fin 2012, un amendement gouvernemental avait proposé une augmentation des taxes d'habitation sur les résidences secondaires dans les zones tendues mais l'idée avait finalement été abandonnée.

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Le projet de loi de finances rectificative pour 2014 doit détailler l'ensemble des mesures d'un montant total de 3,6 milliards d'euros censées permettre à la France de réduire son déficit, et d'obtenir ainsi un feu vert de la Commission européenne.