Plusieurs banques, désormais placées sous le statut de témoins assistés, ont un temps été mises en examen dans le cadre de laffaire Apollonia, qui implique aussi des courtiers, des notaires et autres commerciaux ou ex-membres de la société Apollonia. Selon lAnvi-Asdevilm, association regroupant 750 victimes directes et indirectes, lAutorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a procédé au début des années 2010 « à un audit général sur les conditions dans lesquelles les banques ont géré lintermédiation » dans le cadre de cette affaire.
Pour plus de détails sur le dossier Apollonia, lire linterview du président de lassociation de victimes, publiée à la mi-octobre : Immobilier : les victimes d'Apollonia craignent que l'affaire s'enlise
Lassociation, qui cite pour source le dossier pénal, affirme que ces enquêtes ont été lancées « après que lACPR ait (sic) eu connaissance, au premier trimestre 2009, des contentieux liés à des prêts consentis par plusieurs établissements de crédits ». Contacté ce jeudi par cBanque, le président de lassociation de victimes, Claude Michel, reconnaît ne pas connaître le résultat des enquêtes de lACPR. Le communiqué précise toutefois que les « différents rapports » porteraient sur la maîtrise des risques, les taux de créances ou les encours des clients et concerneraient des établissements du Crédit Immobilier de France et des courtiers, sans plus de précisions.
Le nouveau juge dinstruction refuse den faire la demande
LAnvi-Asdevilm affirme avoir demandé dès 2012 au juge dinstruction dexiger de l'ACPR qu'elle communique ces rapports : « LAutorité na pas donné suite, se contentant de répondre au magistrat, sans toutefois joindre les documents à son courrier », indique lassociation, qui sest de son côté « vu opposer un refus de communication, au motif du secret professionnel ».
Un nouveau juge dinstruction ayant pris laffaire en charge courant septembre 2014, lassociation de victimes lui a écrit afin quil réitère cette demande à lACPR : « Il a refusé », confie Claude Michel, le président de lAnvi-Asdevilm, qui émet des doutes sur la volonté de ce juge de poursuivre linstruction.

















