La banque franco-belge Dexia a annoncé dans un communiqué publié mercredi soir une réduction de la rémunération de plusieurs de ses dirigeants, qui avait provoqué une polémique en France et en Belgique, cédant ainsi à des pressions des deux pays qui l'avaient sauvée de la faillite.

Dans un communiqué, la banque a annoncé une série de décisions prises par son conseil d'administration « après avoir entendu les fortes réserves formulées par les deux Etats sur les niveaux de rémunération ».

La principale de ces mesures est la réduction « à 420.000 euros au lieu de 450.000 euros précédemment, et de 600.000 euros pour son prédécesseur », de la rémunération du directeur financier, Pierre Vergnes. En outre, le comité de direction, qui devait être porté à six membres, restera composé de trois personnes.

Des augmentations baissées de 13%

Enfin, le conseil a acté des propositions de la direction concernant trois autres dirigeants, membres du comité exécutif de la banque : leur salaire annuel moyen a été ramené à 390.000 euros, soit une augmentation de l'ordre de 2,3%, alors qu'ils s'étaient vu accorder des augmentations bien plus importantes fin 2013. « Ceci constitue une baisse significative de 13% par rapport aux rémunérations de 450.000 euros approuvées le 13 décembre 2013 », souligne le communiqué.

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Dexia est détenue à 44% par la France et à 50% par la Belgique. Secouru par les États belge et français à l'automne 2008, le groupe a été durement frappé par la crise de la dette, ce qui avait rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011.