L'annonce par la Banque centrale européenne qu'elle allait maintenir des taux d'intérêts très faibles pour une période prolongée - en rupture avec sa politique antérieure où elle se gardait de toute indication sur l'évolution des taux-, vise à « protéger » la zone euro le temps qu'elle se « guérisse », a défendu dimanche Benoît Coeuré, membre du directoire de l'institution.

« Aujourd'hui, dans la zone euro les taux d'intérêt sont très bas. La Banque centrale européenne a décidé jeudi dernier que non seulement ils étaient très bas mais qu'ils resteraient bas, voire même encore plus bas, sur une période très longue, c'est ça la nouveauté », a rappelé M. Coeuré, lors d'une table ronde aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence.

« Cela permet de protéger la zone euro des turbulences, des métamorphoses mondiales. La zone euro est en phase de guérison, il faut qu'elle soit tranquille, protégée, pour se guérir ; et c'est aussi le rôle de la banque centrale, ça permet aux politiques de reprendre le contrôle du temps, de construire des solutions (...) et de concevoir des réformes » structurelles, a-t-il plaidé.

Frais bancaires : jusqu'à 259 € d'économies grâce à notre comparateur

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a déclaré jeudi que sa politique monétaire resterait accommodante « aussi longtemps que nécessaire », s'engageant à maintenir ses taux à leur niveau historiquement bas actuel (0,50%) voire à les baisser encore.