Le secteur du bâtiment estime qu'il n'y a pas de risque « d'explosion d'une bulle immobilière » en France mais prévient que les prix des logements « devraient néanmoins s'orienter à la baisse durant plusieurs trimestres ».

La Fédération française du bâtiment (FFB) a affirmé, mercredi lors d'un colloque intitulé « L'immobilier est-il un handicap pour la France ? », qu'elle ne privilégiait pas l'hypothèse d'un « risque d'explosion d'une bulle immobilière » mais que néanmoins « les prix devraient s'orienter à la baisse durant plusieurs trimestres ». « Malgré l'effondrement du volume des transactions et le recul massif des mises en chantier, les prix de l'immobilier ne se sont pas écroulés depuis 2010 », rappelle Didier Ridoret, le président de la FFB.

Pour la principale organisation patronale du secteur, il n'existe pas de risque d'éclatement d'une « bulle immobilière » en France, contrairement à ce qui s'est passé en Espagne et aux Etats-Unis, car « les besoins en logements liés à la démographie, au vieillissement et à la décohabitation persisteront ». Ces besoins sont estimés à 500.000 logements neufs par an alors que le nombre de mises en chantier à chuté en 2012 à 304.234.

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Toutefois, souligne la FFB, « deux facteurs pourraient contrecarrer ce pronostic : une forte hausse des taux d'intérêt et l'impact du vieillissement de la population sur les décisions de vente et d'achat » qui pourraient provoquer un afflux de biens sur le marché de la part de ménages riches en patrimoine immobilier mais pauvres en revenus, donc un risque très grand d'une chute des prix.