La Bourse de Paris évoluait en légère baisse mercredi en début de séance (-0,36%), marquant une pause après trois jours consécutifs de hausse et à l'orée d'une journée dépourvue de rendez-vous majeurs.

A 09h20, l'indice CAC 40 perdait 12,44 points à 3.440,84 points. « L'heure est aux prises de bénéfices », résument les analystes de Saxo Banque. Le marché parisien reprenait son souffle après avoir pris 1,52% la veille et terminé au plus haut depuis le 2 avril. Il avait déjà gagné 0,81% lundi et bondi de 4,38% vendredi dernier.

Cette pause intervenait sur fond d'optimisme quant à des mesures de soutien par les banques centrales. Côté américain, le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren, a appelé à « une politique beaucoup plus accommodante » pour relancer l'économie américaine. Surtout, « les espoirs sont sur une intervention rapide de la BCE (Banque centrale européenne) sur le marché obligataire espagnol, dès début septembre, après une demande d'aide officielle de l'Espagne », indiquent les économistes du courtier Aurel BGC.

L'Espagne a prévenu qu'elle ne demanderait pas d'aide si les conditions associées allaient au-delà de celles définies dans le cadre du programme d'aide à ses banques, a indiqué mardi une source diplomatique européenne.

Par ailleurs, les marchés accueillaient sans surprise la décision de l'agence de notation Standard and Poor's (S&P) d'abaisser la perspective de la note de la dette de la Grèce de « stable » à « négative » en raison des « retards » dans l'application du plan d'économies exigé par les créanciers internationaux.

Les bancaires en ordre dispersé

La journée de mercredi s'annonce calme sur le front des indicateurs économiques tant en Europe qu'aux Etats-Unis.Publié avant l'ouverture, l'excédent commercial allemand en juin a grimpé à 17,9 milliards d'euros, grâce à la hausse des exportations. La Banque de France (BdF) s'attend elle à un recul de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) français au troisième trimestre 2012 qui signifierait l'entrée du pays en récession.

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Quelques valeurs cycliques, dépendantes de la conjoncture, tiraient le marché vers le bas, à l'image de Saint-Gobain (-1,22% à 26,71 euros) et Technip (-1,64% à 86,99 euros). Les valeurs bancaires évoluaient en ordre dispersé, après plusieurs jours de hausse. BNP Paribas perdait 0,34% à 33,52 euros mais Crédit Agricole prenait 0,15% à 3,99 euros et Société Générale 1,13% à 19,62 euros.

PSA Peugeot Citroën (+1,33% à 6,56 euros) profitait quant à lui d'une recommandation favorable d'un courtier. Soitec (+18,02% à 3,15 euros) s'envolait après avoir fait part de son « bon positionnement » dans le cadre de l'appel d'offres pour des centrales solaires lancé en septembre dernier par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Maurel et Prom prenait 1,69% à 12,92 euros malgré l'annonce d'un recul d'environ 5% de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre.

Enfin, Maison France Confort gagnait 0,31% à 22,42 euros après avoir confirmé que « l'activité 2012 reste soutenue et assure le maintien d'un bon niveau de rentabilité ».