Jean-Marc Ayrault a justifié mardi à l'Assemblée la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires, qui a été l'objet de débats au sein de la majorité, et jugé « évident » qu'il ne fallait pas la rendre rétroactive au 1er janvier.

Le débat sur le budget rectificatif 2012 entre mardi dans le vif du sujet à l'Assemblée, avec la suppression de la TVA sociale et l'abrogation, à une date précise à fixer dans l'été, des exonérations sociales et fiscales sur les heures supplémentaires.

« Sur les heures supplémentaires, là faut être clair ! Pendant cinq ans, des députés, aujourd'hui devenus la majorité à l'Assemblée, comme l'ensemble des organisations syndicales de salariés, ont dit que cette mesure favorisait le chômage et n'encourageait pas l'embauche, c'est une réalité ! », a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée.

« Mesure anti-emploi »

« Quand vous savez que l'heure supplémentaire coûte moins cher que l'heure normale, croyez-vous que l'employeur soit incité à embaucher ? Eh bien, non ! », a-t-il fait valoir, dans une réponse au président du groupe PS, Bruno Le Roux. Selon le chef du gouvernement, « il fallait mettre fin à cette mesure anti-emploi ».

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Matignon a tranché lundi en faveur d'une suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires à compter du 1er août 2012, alors que les députés plaidaient pour le 1er juillet 2012 après avoir souhaité la date du 1er janvier 2012. « La défiscalisation s'appliquera bien sûr quand ce sera voté par le Parlement, pas au 1er janvier, c'est une évidence ! », a lancé le premier ministre, assurant que cette suppression des exonérations « n'empêcherait » pas les heures supplémentaires.